Le point avec René  METGE…


« Agadir, synonyme de journée de repos cette année encore fera du bien à tout le monde !  Ma première grande satisfaction est de constater que tout le monde est là. Même si certains ont connu quelques problèmes mécaniques, tous sont à Agadir. Je suis aussi satisfait de la perception du parcours par les concurrents. Ils apprécient et le disent. Pilote et co-pilote prennent autant de plaisir l’un que l’autre. L’équipe de reconnaissance a fait de l’excellent travail et les corrections sur le road-book sont vraiment minimes avec une moyenne de 3 ou 4 ajouts par jour.

Au niveau sportif, la navigation a parfois fait la différence sur la première partie du tracé. Les moins expérimentés ont un peu souffert, mais il semble qu’ils soient à présent plus en confiance et tout devrait se passer de mieux en mieux.

Je tiens à remercier les autorités marocaines, la Police et la Gendarmerie Royale. Leur encadrement et l’organisation des bivouacs furent parfaits.

Pour la suite du parcours, le rallye va prendre la couleur sable à partir de demain. Je ne suis pas trop inquiet pour les franchissements, ils seront certes plus nombreux, mais aussi plus courts. La navigation sera différente, elle se fera désormais dans les grands espaces…une autre façon d’appréhender les choses. Mais très franchement, je crois qu’ils vont encore se régaler, ce qui correspond parfaitement à l’esprit que nous souhaitons sur cette épreuve. Ma grande récompense…le sourire des concurrents le soir au bivouac, même si leur journée fut difficile ! »


Les tribulations de Momo…

« La famille Asloun se souviendra longtemps du de la première semaine de l’Africa Eco Race 2010… le sympathique « Momo », navigué par sa fille Naella, ont vécu des moments intenses… Naturellement optimiste, Momo n’a jamais, à aucun moment, baissé les bras ! Et comme notre Ch’timi aime à le souligner : « Nous avons mangé notre pain noir cette semaine, la prochaine, ce sera pain blanc …avec beurre !!! » En effet, tout a commencé au bout de 2 km dans la première spéciale où un boulon d’amortisseur cède. Un peu plus loin, le capteur d’injection est HS, la voiture stoppe net. Le père et la fille vont attendre le camion balai pour rejoindre le bivouac en pleine nuit. Bricolage d’un capteur de fortune et voilà le Ch’ti Kangoo au départ de la 2ème spéciale pour pointer, mais rapidement, Momo sait que cela ne tiendra pas. Direction Oujda, chez le concessionnaire Renault. Peine perdue, la pièce n’est pas disponible. En rebroussant chemin, l’embrayage donne des signes de faiblesse. En arrivant à La Momie, le 31 décembre…juste le temps de se souhaiter une « bonne année » et de passer la nuit à démonter la boite de vitesse et changer l’embrayage, et de s’apercevoir que l’origine de la panne du capteur était probablement liée à ce problème. Au kilomètre 107 de la spéciale 3, le capteur fait à nouveau des siennes. Trente kilomètres plus tard, c’est l’arrêt. Le camion balai, St Bernard du désert, arrive une nouvelle fois pour les tirer sur 130 km…jusqu’à ce que l’avant du Kangoo ne se disloque en passant un trou. Ali de Zagora, célèbre mécanicien local est appelé à la rescousse…Le Kangoo se fait faire un lifting dans les ateliers de Zagora et s’offre un nouveau capteur envoyé depuis Casablanca en urgence. Direction Agadir et la journée de repos ! Demain, l’équipage du N°311 prendra le départ de la cinquième étape en direction de Greid Lareich.